Pour une agriculture durable

L'idée d'une agriculture durable, défendue par la Confédération Paysanne correspond à une vision d'une agriculture paysanne reposant sur l'équilibre plantes, sol, animaux. Celle qui consomme moins de subventions, permet de vivre sur de plus petites exploitations, conforte le tissu rural et préserve les haies… naturellement.

Cette prise de conscience du lien menacé entre la nature et l'être humain, cette écologie rurale, où l'agriculture et la chasse ne sont plus des occupants hostiles à la nature, est d'ailleurs renforcée par les luttes contre les dérives libérales, de Seattle à Nice, ainsi que par le réveil des consommateurs après les scandales des dioxines, des OGM ou de la vache folle. Il reste à faire prendre racine, dans ce contexte, à une pédagogie des haies. Comment promouvoir une "culture" de la haie ?

Quels pourraient en être les acteurs ? Car il y a urgence à réagir. Les associations de protection de la nature s'usent en combats juridiques contre les Administrations et les lobbies à l'occasion des remembrements.

Les randonneurs voient disparaître les chemins, et, même s'ils s'organisent mieux qu'avant, ne constituent pas encore un poids électoral égal à celui des chasseurs, par exemple. Les lois ne protègent d'ailleurs presque pas les haies. Evoquées dans la loi Paysage, aucune mesure spécifique ne les concerne. On les voit certes réapparaître dans les CTE, mais le dévoiement de cet outil par le lobby FNSEA n'augure rien de bon. Les " haies " risquent fort de n'être que des cache-misère pour les bâtiments d'élevage industriel.