Biodiversité et développement durable
Nous savons que nous ne pouvons vivre que sur cette planète dont nous percevons les limites, sans toutefois les mesurer parfaitement. Cette planète, riche de ses complexités, intègre la complexité humaine. Enfin, nous disposons d'outils de connaissance et de prédiction comme jamais une humanité n'en a construits.
Au delà des limites spatiales, c'est le temps que nous nous devons de maîtriser. Et il n'est qu'urgence, au regard de la régression spectaculaire et irréversible de la biodiversité ! Des réchauffements climatiques généralisés, la planète en a connus ! Des perturbations chimiques aussi, encore que celles actuelles, brutales et inédites par les molécules en cause, ont des répercussions importantes sur la biosphère ! Car le drame est bien là : à nos yeux, aucune crise biologique n'a été aussi brutale que celle que nous vivons actuellement dans l'indifférence quasi générale, quelles qu'en soient les causes humaines.
Alors, que proposer ? Car il s'agit bien de proposer des orientations pour que l'humanité vive et non survive, et avec elle une biosphère la plus riche possible. La première partie de la démarche consiste à effectuer un bilan quant à nos besoins réels, ceux dits vitaux, en faisant fi de ces faux besoins que nos sociétés de consommation ont créés dans la seule optique de rendements financiers à court terme et pour un petit nombre. Aliments, eau potable, matières premières, matières énergétiques sont des produits qu'il est possible actuellement de mesurer et disponibles sur notre planète ; mais il ne faudra pas oublier les besoins non quantifiables que sont la reconnaissance sociale et la dignité pour chacun, les droits à jouir de choses aussi simples qu'un paysage de forêt ou qu'une biodiversité d'une aube de l'humanité.
C'est à partir de ces évaluations, et compte tenu des richesses présentes dans les domaines divers évoqués à propos des besoins que des projets de développement de société, pourront être proposés. C'est cette démarche qu'il faut entreprendre dans ce que nous pouvons nommer développement durable.